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    November 20

    A history of violence

    David Cronenberg, réalisateur à l'origine de films sympathiques comme Existenz, La Mouche ou Crash. Ses genres de prédilection s'étendent de l'horreur au gore en passant par le drame psychologique.

    Affiche A History of Violence

    Dans A History of Violence, on nous décrit l'histoire d'un père de famille moyen, vivant dans une petite ville des Etats-Unis. Sa vie bascule lorsque braqué par deux malfrats, un soir, dans son restaurant, il est obligé de se défendre légitimement et de les tuer de sang froid... S'ensuit une couverture médiatique de l'évènement qui fera assez de bruit pour rappeler à de vieux mafiosos son existence.

    Ashton Holmes et Viggo Mortensen

    L'histoire nous apparait comme une comptine qui fait l'apologie du bien et du mal. D'un côté, deux serial killers ouvrent le film et de l'autre la petite famille tranquille, le père de famille bien rangé qui est aimé de tous, le fils, grande tafiole à ses heures qui préfère cirer des bottes que de devoir faire appel à la violence. Bref, pendant un moment, on a un peu l'impression de regarder les Bisounours à Nashville Tennessy. Mais bon, d'après le titre et après avoir lu le synopsis, je savais bien qu'il y aurait un peu d'hémoglobine versée. C'est d'ailleurs très joli à voir, et la petite touche noire un peu gore - à la Cronenberg en fait - est un peu surprenante après le déluge de gentillesse tout beau tout rose.

    C'est peut-être là la force du film, sauter du coq à l'âne, faire des allers-retours entre le rose et le noir : nous faire marrer juste après avoir versé une petite larme pour le sort de notre père de famille en conflit avec sa femme bien aimée, nous faire haïr le petit péteux qui veut casser la gueule à plus petit que lui avant de nous faire exulter lors de sa correction, faire contraster l'amour amoureux et tendre avec la baise sauvage et violente. Plusieurs émotions se succèdent. Peut-être qu'au final, le thème de la violence, doit nous apparaitre comme quelque chose d'attirant et excitant, et en même temps de méchant et repoussant. Mais quelque chose de nécessaire et justifié, puisque c'est cette même violence, apprise plus tôt dans sa vie, qui sauvera la vie de ses semblables par la suite..

    Sans vouloir tout révéler, au final, on imagine l'intrigue bien plus complexe que ce qu'elle n'est vraiment. On se demande quelle sera la moralité de toute cette violence. Et on se prend au jeu de vouloir que notre beau père de famille ne soit finalement pas plus que ça. Mais on tombe de haut, parce que finalement le retournement de l'histoire, c'est qu'il n'y en a pas vraiment ! Le final est bête et méchant, violent et gore, puis se conclut par une scènette de diner familial où le patriarche, mafioso à ses heures perdues, a de nouveau sa place...

    October 31

    Les noces funèbres

    Tim Burton, sa spécialité c'est les ambiances gothiques, un peu sombres, enjouées (L'étrange Noël de M. Jack) ou non (Batman, le tout premier avec le Joker). Ca, c'est mon billet spécial Halloween... ^^

    Les noces funèbres, de Tim Burton

    Cette fois-ci, il nous sert un film d'animation pour enfants et grands enfants, dans le même ton que M. Jack. Pour ceux qui ne l'ont pas vu : des personnages "fil de fer" à l'allure cartoonesque, des chansons genre comédie musicale (oui à la Disney, le genre de trucs que je n'appécie pas tellement, surtout quand ça part dans des délires inénarrables mais bon, faut faire plaisir aux enfants) et une ambiance joyeusement morbide. Le joyeux morbide, les noces funèbres, voilà tout le paradoxe de ce film.

    Victor, un aristocrate européen de l'est, est promis à une jeune fille, Victoria dont la situation est en principe très enviable (en fait, sa famille d'aristocrates est sur la paille). Tout irait pour le pire si ceux-ci, dès leur première rencontre, n'étaient pas tombés amoureux. On se demande déjà comment leur mariage va tomber à l'eau : ce ne seront pas la répétition désastreuse ou les bons principes douteux des beaux-parents. Non, Victor se verra, par un hasard qui n'arrive que dans les films, passé l'alliance à une morte. Celle-ci l'emmène avec elle dans le monde des morts.

    Victor a délivré une morte de sa malédiction. Elle a été tuée dans ce bois le jour de ses noces, et attend depuis ce jour qu'un jeune homme la demande en mariage. Le voilà dans de beaux draps, lui qui doit se marier là-haut, est coincé en bas.

    Cependant, le monde des morts est bien moins macabre que ce que l'on peut s'attendre. Les hôtes sont joviaux et accueillants. La boisson coule à flots et la musique y est forte. On s'y amuse si l'on passe sur l'aspect dérangeant de certains macchabées... et Victor finira par y prendre goût.

    Attention ! Spoiler... ne lisez pas plus bas si vous voulez voir ce film. ^^

    La suite du récit, vous la devinez non ? Victor doit absolument regagner le monde des vivants pour épouser Victoria. Mais tombera sous le charme de la morte beaucoup plus sexy et "vivant" dans un monde plus enjoué que le morne monde des vivants. Le mariage arrangé sera réarrangé pour le méchant de l'histoire. Mais Victor va finalement triompher parce que... je vous le donne en mille : l'amour triomphe toujours !

    September 30

    Final Fantasy 7 - Advent Children

    Le jeu Final Fantasy 7, sorti à l'origine sur Playstation, se voit octroyer une suite... mais non pas sous forme de jeu, mais pour des raisons assez obscures, sous forme de film en 3D, du même acabit que Final Fantasy : Spirits Within. Qui avait fait un flop. Certes. Mais Square Enix compte bien se racheter sur ce coup-là, en adaptant non moins que le plus apprécié des volets de Final Fantasy. FF7 pour les intimes, avait marqué son époque en introduisant la 3D dans la série, une liberté de mouvement énorme, un scénar béton et des protagonistes inoubliables.

    Le film

    Tifa. Cliquez, ça vaut le zoom !L'histoire est pour moi encore assez obscure, puisque je n'ai pu visionner que le film en japonais sous-titré (c'est pas une excuse c'est vrai). Mais c'est bon signe : un film dont le scénar est incompréhensible a de bonnes chances d'être un film dont on se souviendra. Et qu'il faudra voir une seconde fois. L'essentiel de l'attrait du film se situe dans la qualité des graphismes. C'est tout bonnement hallucinant, on se reprend la même claque que lors du visionnage de Spirits Within. Les personnages sont super bien animés, les décors sont réalistes à en tomber et les animations sont de très belle qualité. On retrouvera avec une émotion non dissimulée l'ambiance du jeu, les personnages dont on n'aura pas oublié le nom et les nombreuses références au jeu. Pour ne pas gâcher, les combats sont nombreux et tous plus spectaculaires les uns que les autres. C'est rapide, ça saute partout, c'est du grand spectacle à la "physique n'importe quoi" et bref c'est que du bonheur.

    Pour le voir

    Cloud. Cliquez, ça vaut le zoom !Pour le moment, le film n'est pas sorti en France (mais le sera-t-il un jour ?) et n'est prévu que pour les formats DVD et UMD (cf mon article sur la PSP). Vous pouvez vous le procurer en le téléchargeant via ce fichier .torrent. En deux mots, pour lire ce fichier torrent et donc télécharger le film, vous avez besoin d'un client torrent. La procédure est décrite dans cet article sur woueb.net. Une fois ceci fait, téléchargez un fichier de sous-titres sur le net et lisez le tout avec BSPlayer ou consort. ;)

    Ca a pas été facile de choisir les screens pour cet article (cliquez sur les images, ça vaut le coup d'oeil), je vous invite à aller voir ceux-là.

    Que c'est beau...

    Pour aller plus loin

    AdventChildren.net
    September 21

    Ultimate Matrix

    Le coffret Ultimate MatrixA l'occasion de la sortie du coffret Ultimate Matrix de 10 DVD, que j'ai acheté, je vais faire un retour personnel sur cet univers si particulier qu'est celui de la "trilogie Matrix". Au programme du coffret, nous avons les 3 Matrix, les making-of, Animatrix et des bonus divers, en plus de la figurine exclusive Néo et du booklet collector. Bref, ze coffret ultime pour tout fan qui se respecte, et le coffret idéal pour découvrir l'univers si particulier de Matrix.

    Affiche du film MatrixPour commencer, et pour présenter la trilogie, Matrix est basé sur un univers dit cyber-punk. Pour ceux qui ont vu le manga Akira, c'est ce genre-là. Un univers futuriste, pessimiste, qui reflète une angoisse de l'humanité (crime, pollution, nouvelles technologies, etc.). Je ne sais pas si c'est un trait particulier au cyber-punk, mais on rencontre souvent des cyborgs, des hommes reliés à des machines par des câbles mi-organiques, mi-mécaniques... bref, ça fait froid dans le dos. Et Matrix n'échappe pas à ces "clichés".

    Ze Matrix touch

    Carrie Ann Moss, Trinity avec ces téléphones si particuliers de MatrixLe premier Matrix a son genre, ou au moins, si le genre n'est pas vraiment nouveau, il a regroupé plusieurs références culturelles de la mythologie, de la culture cyber-punk, des films d'arts martiaux chinois, des gunfights à la John Woo, de façon logique et intéressante. Et aura popularisé beaucoup de ces genres auprès du grand public. Tout en ajoutant ces propres originalités : on se souviendra longtemps des lignes vertes du code de la matrice, des costumes tout de cuir, des lunettes façon Matrix ou des scènes de combat à la Matrix.

    Premières impressions

    Keanu Reeves, Neo, dans la fameuse scène d'antho du 1er MatrixDu grand spectacle, une histoire originale, des scènes d'action nouveau genre (bullet time)... Je me souviendrai surtout après le premier Matrix, cette impression de vivre peut-être nous-mêmes dans la matrice. ^^ C'est en tout cas comme ça que j'avais interprété le slogan de l'époque "The Matrix has you". Le scénario, bien que complexe, était clair, et même si certains détails nous échappent, rien ne complexifie trop l'histoire. La fin pouvait laisser sur sa faim, mais on devinait que Neo, tout puissant, allait libérer l'humanité. D'une façon ou d'une autre.

    Pour patienter...

    Entre le 1 et le 2, Animatrix et son premier film nous présentant la trame de Reloaded, sort en salles, en première partie de je ne sais plus quel film. Un grand moment de l'animation 3d. Et les autres épisodes de cette série d'animés ne sont pas en reste. Tous un style propre, et une histoire qui nous éclaire sur un point de l'ensemble. En tout cas, ça aura eu le mérite d'être une démarche originale. Et de complexifier encore l'univers.

    La suite s'il vous plaît

    Affiche du film Matrix ReloadedQuelques années après (je sais pas combien), après que le bullet time ait été copié et recopié dans moult films, que le jeu Enter The Matrix avait fait un flop, et que le mythe devenait mythe, sort Matrix. Reloaded.

    On pourrait croire à un jeu de mots (la matrice rechargée à l'écran). Mais au contraire, c'est un indice à la compréhension du film.

    Un grand retour

    Magnifique Bellucci dans son rôle de PerséphoneMais avant, reprenons du début. On avait quitté Neo en le considérant tout puissant dans la matrice. Et de ce côté-là, on est rassurés car il assure toujours face aux fameux agents de la matrice. Mais on est un peu déçus parce qu'il les explose pas littéralement comme dans le premier. En tout ici, on a juste droit à de bien belles bastons (la scène contre les 100 smith belle à pleurer), à de jolies cascades (la poursuite sur l'autoroute), à de nouvelles scènes en bullet time. Et à une belle histoire d'amour avec Trinity. Si on en reste à Matrix, film d'action/aventure/combat comme le premier, c'est pas trop dur à suivre, mais en grattant un peu, on se retrouve coincés dans des rouages plus complexes.

    Un héros, pas vraiment héroïque

    Neo contre les 100 SmithLà où on est un peu déboussolés, c'est quand on se dit : "putain, mais Neo, c'est quoi son rôle dans tout ça ?". Parce que petit à petit, on ne voit plus très bien comment, ni surtout pourquoi, il doit libérer les humains de la matrice... En plus de ça, tout le monde se fout de sa gueule que ce soit l'Oracle ("va chercher le maître des clés", "va à la Source") ou le Mérovingien ("vous ne vous êtes pas demandés pourquoi ?", "je ne vois pas pourquoi je vous livrerai le maître des clés"). Personne ne croit en l'élu, sauf quelques fanatiques. Et finalement, on déduit grâce à l'Architecte que l'Elu n'était qu'un moyen de contrôle de l'anomalie qu'est Neo dans la matrice.

    Bref, on a connu des héros avec plus de succès.

    Et un final "à suivre"

    Laurence Fishburne, Morpheus et Jada Pinkette Smith, NiobeAu final, quand vient l'écran noir de la fin, on se dit "merde, pas maintenant, qu'est-ce que c'est que cette fin à 2 balles ?". Le nouveau méchant avéré est toujours en vie, le héros s'est découvert de nouveaux pouvoirs surnaturels - qui si on en cherche l'explication, nous retourne le cerveau - et l'humanité craint toujours autant pour sa survie.

    Ce qui a commencé doit finir

    Affiche du film Matrix RevolutionsPour clore la trilogie, on a droit à des scènes de guerre d'anthologie, mais surtout à un film a priori moins philo que le 2ème. Une ambiance film de guerre qui nous lâche pas du début à la fin, avec des morts partout. Même que Trinity meurt, et ça c'est pas cool, surtout que ça a servi à rien. Sinon, on a cette impression que tout est tracé d'avance. Neo tombe dans la cité des machines et entre comme dans un moulin. C'était écrit que un tel allait être là au bon moment, que tel choix serait fait, même l'affrontement final même a l'air d'être là au final parce que ça devait être ainsi. Bref, il faut le voir une seconde fois pour se rendre compte de tout ça.

    Le mot de la fin à 1 euro 50

    Hugo Weaving, Agent SmithJe ne reviens pas sur les propos finaux de l'architecte, qui restent pour le moins énigmatiques !
    Mon impression sur toute la trilogie est relativement succincte par rapport à toute la littérature que l'on peut lire sur le web. Mon avis sur le fin mot de l'histoire, que je me suis fait avec mes lectures et mes 2 visionnages de la trilogie, changera encore du tout au tout. Mais a priori, j'ai suffisamment de compréhension de l'histoire pour apprécier les films des réalisateurs Wachowski. Et je vous encourage tout autant à non seulement voir cette trilogie, à connaître plus en profondeur cet univers si particulier, superbe oeuvre de S-F, avec son lot de scènes d'anthologie, concrétisation d'un rêve de fans de japanim et de jeux vidéo, mais surtout à lire les avis des internautes. C'est une activité qui vous occupera un bon moment, croyez-moi !

    Pour aller plus loin

    Matrix fans
    Matrix happening, une tentative d'explication de Matrix
    Code matrix, un site complet avec des vidéos, des interviews

    August 29

    H2G2

    Affiche US de Hitchhiker's guide to the galaxyLe guide du voyageur galactique est l'adaptation cinéma de l'oeuvre radiophonique d'un certain Douglas Adams, auteur humoristique british (vous comprendrez vite que c'est de l'humour british en voyant le film) qui aurait notamment travaillé sur la série des Monty Python, St Graal. Dans le genre humour décalé, il n'y a pas mieux. Dans le film, le guide est un bouquin sur rien d'autre que tout et est plutôt bien fait (à la Disney).

    August 17

    La guerre des mondes

    Tom Cruise, Dakota Fanning et Justin Chatwin fuient les envihasseurs lors de la guerre des mondesSteven Spielberg et Tom Cruise reviennent à l'affiche pour le film catastrophe de l'été, "La guerre des mondes", adapté du roman d'H.G. Wells écrit en 1898. Il va falloir oublier les gentils extra-terrestres d'"E.T". et de "Rencontres du troisième type" pour se faire à l'idée que les visiteurs venus d'ailleurs sont des sales types qui n'en veulent qu'à notre jolie planète.
    Cette adaptation, tirant la trame du livre et ses principaux évènements, réactualise un peu le contexte, en proposant de suivre, de nos jours, l'épopée d'un père de famille et de ses enfants.
     
    August 11

    Fantastic Four

    L'affiche du film 'Les 4 fantastiques'L'histoire de quatre personnages gentils, se trouvant par hasard dotés de super-pouvoirs, se trouvent confrontés à un méchant, lui aussi doté par hasard de pouvoirs encore plus terrifiants. Ou comment un film commercial réussit le tour de force de nous distraire de façon fort honnête.
     
    August 04

    Mr and Mrs Smith

    Brad Pitt signe encore un joli succès aux côtés de la jolie Angelina. Un film divertissant et drôle, qui aura eu le mérite de réunir les deux acteurs non seulement sur le tournage, mais dans la vie aussi.
     
    Le ton décalé du film est donné dès les premières minutes avec l'entrevue de Mr et Mme Smith avec le thérapeute familial en voix off. Mr Smith est agent secret. Mme Smith est agente secrète. Mais tous deux ignorent la profession de l'autre... Il est drôle de voir leur vie de couple et la façon dont l'un essaie de cacher son identité à l'autre.
    Jusqu'au jour où, fortuitement, la même cible leur est confiée. Nos deux tueurs à gage se mettent alors des batons dans les roues, sans le savoir, et la consigne pour chacun d'eux est d'éliminer le "témoin", autrement dit de s'entretuer.
    S'ensuit alors la découverte de l'identité cachée de l'autre, très drôle ! Et l'attendu affrontement, tellement décalé et exagéré que c'en est grotesque, mais ô combien jouissif et divertissant. ^^
     
    Les scènes d'action sont certes nombreuses mais pas "lourdes" et les petites touches d'humour font le petit charme du film; le point essentiel pour nous laisser une impression agréable à la fin de la séance.
    On y trouve une petite satyre gentillette du couple moderne, un scénario un peu léger mais qui se laisse suivre, des méchants tous plus mauvais les uns que les autres (l'effet Stormtrooper : toute une armée de méchants bien armés sera toujours moins précise qu'un héros éméché armé de cure-dents pendu par les pieds à un véhicule en mouvement) et deux grands acteurs à qui le rôle sied parfaitement.
    Une comédie - action gentillette à voir !
     
    Et perso, un gros coup de coeur pour la trop bonne Angelina Jolie...
    July 01

    Les poupées russes

    Je clos le festival du cinéma par un film rafraichissant, me passant par la même occasion de voir Amityville (a priori trop flippant pour moi) et Baby sittor (je pense aussi flippant mais dans un autre genre). Ce film rafraichissant, dont le titre n'évoque rien, sinon un film français ennuyeux, est la suite de l'auberge espagnole (je ne me souviens pas bien de ce film, sinon qu'il m'avait terriblement bien emballé) et une vraie bonne surprise.

    On retrouve Xavier, le héros du premier opus, incarné par le même acteur, Romain Duris, un peu vieilli puisqu'il s'est écoulé 5 ans depuis. Xavier a 30 ans, est écrivan et cherche l'âme soeur en allant d'aventure en aventure (il faudra m'expliquer comment il fait !)...
    Ses amis sont des amies charmantes, qui vont de l'ex un peu chiante (Audrey Tatou) à la lesbienne à fort caractère. Or, un jour, il se voit proposer un poste à Londres comme co-écrivain d'une série débile mais bien marrante... Son associée pour l'heure est une anglaise trop top canon qui parle un anglais trop craquant (bon, c'est vrai, j'ai bien aimé les actrices du film et alors ?).
    L'histoire commence quand un de ses amis invite sa bande d'amis à St Petersbourg pour son mariage. Parce que je ne voudrais pas tout vous raconter surtout, mais Xavier manque de perdre l'amour de sa vie en Russie...
    En bref, un film bien fait, dont l'histoire est légère, les protagonistes "réalistes" (j'adore les remarques cinglantes de Xavier, on dirait moi !), qui nous fait bien rire... et c'est tout ce qu'on lui demande !

    Batman begins

    J'enchaîne le marathon du ciné avec un film que je voulais voir depuis qu'ils ont annoncé qu'ils le tournaient, celui avec un homme tout de noir vétu dont la principale particularité est de n'être qu'un homme avant d'être super-héros.
    Batman begins retrace les débuts du super héros tant connu. On nous explique comment ses parents furent tués alors qu'il n'était qu'un garçonnet (on nous l'avait déjà appris dans le premier Batman avec Michael Keaton contre le Joker, mais bon...) et comment il est devenu Batman après avoir fait le tour du globe à la recherche... d'on ne sait trop quoi (une idiote histoire de vengeance, bon c'est vrai toutes les histoires de vengeance sont idiotes).
    L'acteur principal, Christian Bale, si je ne m'abuse, est aussi celui qui joue dans Equilibrium, et c'est vrai (en référence à un commentaire précédent), il n'est pas beau et le rôle du milliardaire Bruce Wayne ne lui sied pas aussi bien qu'à... Georges Clooney ^^.
    Ensuite, le méchant de l'histoire, mais je ne veux pas tout vous raconter, est incarné par Liam Neesen, M. Qui Gon Jinn dans Star Wars 4ème du nom (mais 1er quand même, ça va de soit voyons !). Bref, ce méchant pas vraiment méchant parce qu'il essaie de son mieux d'être le bienfaiteur de l'humanité (or, sur cette planète, il n'y a qu'une ville, Gotham City, d'où personne ne semble bien y vivre, mais où tout le monde reste) est en plus, au début du film, c'est le mentor de notre héros...
    Ce que je trouve un peu décevant, c'est la moralité de Batman. Dans les autres épisodes, je pense notamment au premier, on sent un personnage tourmenté, humain et réaliste... alors qu'on a du mal à s'identifier à celui-là, toujours si sûr de lui... et à la moralité débile (je te tue pas, mais je te laisse crever). Et puis sa batmobile, c'est pas encore vraiment ça... un peu trop brut de fonderie, mais bon on s'imagine qu'il l'a lifté par la suite...
    Sinon, le film dans l'ensemble est super agréable à regarder, il y a de l'action, des révélations et on se prend au jeu de s'imaginer à la place de Bruce Wayne, collant des baffes à son majordome Alfred qui se permet des remarques pas dignes d'un domestique... Mais d'ailleurs, il fait quoi dans la vie ce M. Alfred à part cirer les basques de la famille Wayne ?!
    Et puis, je veux pas vous raconter la fin surtout, mais devinez quoi ? Le héros est amoureux de la fille (a priori, je ne vous dis pas ce qui se passe pour eux !), sauve le monde (composé uniquement de Gotham City) et le méchant meurt dans une explosion (classique quoi !).
    June 28

    Sin City

    Je continue le marathon du cinéma avec pour la séance de 22h15... Sin City. J'aurais mieux fait de me mettre au lit tout de suite au lieu d'aller voir ce film à cette heure-là ! On peut difficilement faire plus violent...
    Une ambiance noire, violente et malsaine... On commence avec le classique tueur à gage, des femmes fatales à gogo, des péripathéticiennes toutes mieux roulées les unes que les autres, des gros durs à cuire qui ne sourient jamais et on finit avec des carnages à tout va.
    Sin City est une ville noire où l'on nous présente, le temps d'une nuit, ses noirs personnages avec leurs noirs desseins : du flic ripoux aux criminels sadiques jusqu'aux bonnasses qui n'ont peur de rien.

    La bonnissime Nancy"Bruce willis, alias Hardigan s'est donné pour but de sauver la petite Nancy (qui deviendra plus tard la bonnissime danseuse de cabaret Jessica Alba) des mains d'un jeune sadique intouchable politiquement.

    Marv le gros bourrin sadique au coeur fragileMickey Rourke, dans la peau de Marv, un surhomme brutal mais "romantique" à l'humour grinçant (un peu le genre de Hellboy) s'est donné pour but de venger la mort de la femme qu'il a aimé un soir, Goldie (Jaime King) d'un tueur sadique qui mange ses victimes à petit feu (Elijah Wood).

    Froide et cruelle Miho Dwight est le protecteur de ces dames des bas-quartiers (péripathéticiennes de profession elles aussi dont Devon Aoki, l'asiat de Fast and Furious) contre un policier violent qui fait surtout du mal à la belle Britany Murphy.

    Bref, des mecs trop macho, trop balaises, des durs à cuire, des qui ont même pas peur de mourrir qui protègent des femmes trop bonnes, qui ont tout vu tout fait, qui hurlent à peine quand on les ampute d'une main (si ! si ! c'est dans le film), qu'on les fouette ou qu'on leur fasse subir pire...
    Au niveau de la réalisation, c'est excellent, tout le film est en noir et noir... euh et blanc, je voulais dire... ce qui joue en faveur du côté noir du film (à côté Batman Begins, je pense que ça doit être un Disney). Certains détails sont colorisés, ce qui donne une touche très personnelle au film et renforce cette impression de morbide sans trop en montrer.
    Les personnages rivalisent de sadisme et on ne compte plus les mutilations horribles et autres amputations... Au final, un film original dont la force est de vous tenir aux tripes et dont l'ambiance polar noir à la Max Payne assure de vous envelopper de son noir manteau.

    Petit jeu : pourrez-vous compter le nombre de fois que j'utilise le mot "noir" dans cet article ?

    Sa mère ou moi

    "Elle a trouvé l'homme parfait... puis elle a rencontré sa mère."
    L'histoire d'une latino bombe d'un niveau social moyen qui tombe amoureuse d'un richissime docteur reconnu, dont la mère est psychologiquement dérangée.

    Jennifer Lopez est intérimaire, assistante vétérinaire et va de petits jobs en petits jobs. Elle fait la rencontre du mec parfait, romantique, riche, célèbre et probablement mignon (ben oui, je suis un mec, je ne reconnais pas ces choses-là !).
    Pendant ce temps-là, sa mère, Jane Fonda, célébrissime présentatrice d'un show télévisé, se voit remplacé par le sosie de Britney Spears (il était bon ce gag quand même)... Puis, passe par la case hôpital psychiatrique après avoir agressé sa remplaçante en direct live.
    Bilan du psychiatre, Jane Fonda devra être entouré de ses proches pour remonter la pente... et tout ce qu'elle a, c'est son fils ! Du coup, elle verra d'un très mauvais oeil la demande en mariage du fils faite en sa présence...
    Le film est par la suite, une série de vacheries plus ou moins compréhensibles du public masculin. Par contre, les filles vont aimer les subtils crépages de chignon des deux actrices principales ! Les mecs, il va falloir se raccrocher aux plus grosses vacheries, compréhensibles, elles...
    Bilan : une comédie romantique sympathique... pour les filles. Et un moment de détente pour les mecs qui accompagnent ces filles puisque les mimiques de la bombe latina valent bien le détour.

    June 27

    Madagascar

    Durant trois jours à compter d'hier, la fête du cinéma a lieu partout en France. Le système des places de cinéma à 2 euros à partir de la seconde place attire des foules entières... Hier, j'ai ouvert mon marathon des films par une comédie légère et agréable, un film d'animation issu des studios Dreamworks : Madagascar.

    C'est l'histoire de quatre animaux un peu chelou, du genre qui prennent des positions d'homme et qui parlent comme nous (sans se faire comprendre) vivant dans un zoo à Central Park. Jusque là, rien de bien excitant, mais bon c'est le début du film !

    Après, ça devient de la pure folie, les animaux sont libérés pour mauvaise conduire et au lieu de se retrouver au Kenya, leur bateau est détourné par des pingouins commando... pour l'Antartique. Heureusement pour nos amis, leurs caisses tombent du bateau et dérivent sur la mer avant de s'échouer sur une île habitée par des animaux très sauvages... et là, il va falloir qu'il s'habituent à la liberté avec ses avantages et ses inconvénients !

    En bref, un film pour les fans de Shrek (du même studio) et d'humour décalé pour les grands et les moins grands. En tout cas, les pingouins m'ont bien fait marrer !

    May 19

    Star Wars épisode 3

    L'ultime volet qui clôt la saga mythique de Georges Lucas, j'ai nommé Star Wars, et qui fait la transition entre la trilogie originelle et la prélogie sortie après, vaut le coup d'être vu et ne déçoit pas !

    Star Wars 3Le 18 mai 2005 était un jour historique puisque pour la dernière fois de l'histoire, des fans de Star Wars allaient être présents le jour de la sortie du film pour être les premiers à voir défiler le fameux texte d'introduction intitulé "Episode III : La revanche des Sith". ^^

    Cet épisode est le plus important de la saga d'après moi car il doit expliquer à l'ancienne génération Star Wars comment l'Empire a remplacé la République et nombre de petites choses : pourquoi Yoda devient ermite sur Dagobah, pourquoi Obiwan s'exile sur Tatooine, et surtout comment Anakin rejoint le côté obscur de la Force... et donner envie à la nouvelle génération de regarder la suite.

    L'affiche du filmLe film est, comme on s'y attendait, un vrai déluge d'effets spéciaux et un grand spectacle : combats spatiaux, poursuite du général Grievous par Obiwan sur sa monture mi-lézard mi-bolide ^^, duels au mythique sabre laser, démonstration de pouvoirs jedi, strip-tease de Nathalie Portman... ah non, là je me gourre de film ! (pour ceux qui sont intéressés par le titre de ce film, me contacter)
    Mon verdict : des révélations plausibles, ce qui fait la force et la curiosité de ce film, des personnages crédibles malgré le nombre d'acteurs entièrement numériques... une émotion omniprésente puisque même si on s'attend à ce qu'Anakin devienne Dark Vador, on ne veut pas le croire jusqu'à l'évidence. Je ne raconte pas la fin mais tout le côté noir du film se situe à la fin... mais bon ça on s'y attendait aussi ! Pour ce qui est de la polémique qu'on entend concernant le côté sombre et violent du film, personnellement, je pense que ce n'est pas aussi terrible que ça, vu que je m'attendais à avoir des nausées face à la violence du film... Il n'en est rien, et je pense qu'une interdiction aux moins de 12 ans est appropriée.

    Dark VadorEnfin, le retour du Noir personnage, Dark Vador, le "méchant" le plus connu de toute l'histoire du cinéma, procure un vrai frisson... entendre juste ses premiers souffles si familiers donne la sensation de revivre un moment historique.
    C'est en tout cas la sensation que j'ai eu en visionnant le film : l'impression de vivre un moment historique dès le moment où retentit le générique de John Williams... jusqu'au générique de fin ouvrant sur la trilogie originelle.

    April 21

    Brice de Nice

    Le symbole de toute une génération ^^

    "Salut ça farte ? Si tu veux être fun et bigarré, frais et bien formé, il te faut savoir casser..."
    Le contexte : Le surfeur winner de Nice, j'ai nommé Brice, a sorti un film au cinéma ! Ca faisait quelques temps que ses vannes exemplaires sévissaient parmi les vieux ados que nous sommes. C'est bien simple, 36 fois par jour, on se cassait entre potes. La casse (mouvement de la main de haut en bas en diagonale) était devenue notre signe distinctif...

    Sans faire trop long : un peu déçu par ce que je voyais déjà comme le film culte de toute une génération.

    L'histoire : Brice, surfeur niçois, attend SA vague comme Buddy dans Point Break... Puis c'est la faillite pour sa famille, Brice se voit obligé de travailler ! (Complètement la honte...) Après s'être rendu compte que c'était pas fait pour lui, il a l'idée de braquer une banque ("le casse de Brice")... et c'est le début des emmerdes, il se voit obligé de quitter Nice et il fera la rencontre d'Igor (Bruno Salomone en personne ^^), son alter ego méchant.

    Les vannes : pas XXL... et pratiquement toutes les vannes des sketches sont répétés dans le film (sans plus...)

    La moralité : ben sans te raconter la fin du film, il y a une bonne surprise.

    La bande originale : sympatoche, ça reprend le thème d'une vieille chanson ("Give me the light" je crois).

    Le petit plus qui aurait été marrant : faire apparaitre Jean-Guillaume, le mec diamétralement opposé à Brice !

    April 19

    Million Dollar Baby

    Clint Eastwood signe ici un grand film, un de ceux qui restent marqués longtemps après les avoir vus.

    J'avoue que c'est pas trop mon genre de film (qui est plutôt Star Wars, gros film d'action et cie)...
    Bref, c'est l'histoire d'un entraineur aigri (Clint Eastwood) qui reçoit un jour la visite d'une fille de 30 ans qui rêve d'être championne du monde (et remporter un million de dollars). Au début, c'est un refus catégorique, mais de fil en aiguille leur relation évolue grâce à Morgan Freeman, et là c'est le début de toute l'émotion du film.

    J'ai aimé la prestation de l'actrice que je ne connaissais pas dans son rôle de fillette prête à tout pour apprendre à boxer, au début très peu sûre d'elle, et au fur à mesure de son entrainement, progresse, et on découvre son corps (athlétique :)__) et ses prouesses sportive. Résultat : on ne peut que s'attacher au personnage ! Avant un final auquel on s'attendait plus ou moins... Oui, mais pas comme ça...
    Le générique de fin arrive trop cruellement.

    Big UP pour Morgan Freeman dans son rôle d'assistant boxeur à la dèche, que je commence à vraiment bien apprécier comme acteur.

    En conclusion, à voir mais quand on a le coeur bien accroché... parce que je vous préviens, vous n'en sortirez pas indemne.

    http://milliondollarbabymovie.warnerbros.com